La prière en groupe

 

La prière en groupe

 

A.Le comportement de l’orant
1. L’intérêt de la prière en groupe
2. La prière derrière un imâm.
a. Allègement du temps de la prière
b. Prier lentement pour attendre les retardataires
3. L’obligation de suivre les actes de l’imâm
4. Ce que doit faire le retardataire.
5. Les raisons qui motivent l’absence à la mosquée
B.
La fonction de l’imâm
1. Les ayant-droits à l’imâmat
2. La position de l’imâm et des orants.
C.
Les Mosquées
1. Le mérite de se rendre à la mosquée
2. Les invocations en se rendant à la mosquée
3. L’invocation à l’entrée et à la sortie de la mosquée.
4. Les salutations adressées à la mosquée
a. Les lieux de prière
b. La prière du malade c. Accomplir en les réunissant deux moments de la prière.
D.
Remarques générales

 

Le comportement de l’orant

1. L’intérêt de la prière en groupe

L’intérêt de la prière en groupe (çalâtul jamâ‘a) et la manière de se rendre à la mosquée en vue de s’acquitter de son obligation.
La prière en groupe est une sunna impérative (mu’akkada). Son exposé aurait du être placé dans l’une des parties précédentes. Toutefois, vu son importance, elle a droit à un traitement spécial.
De nombreux hadîhs mettent en évidence ses avantages. Notons l’un d’entre eux: “La prière en groupe est supérieure à la prière individuelle de vingt cinq degrés”.
Apportons plus de clarté à son dire, l’Envoyé de Dieu a dit: “La prière d’un homme avec un autre est plus pure que celle effectuée tout seul. Sa prière avec deux personnes est plus pure que celle accomplie avec une seule personne. Plus il y a de monde et davantage cette prière est désirée par Dieu”.
S’il est bien du devoir du Musulman de s’acquitter des prières légales dans une mosquée ou dans un tout autre lieu mais en s’insérant dans une assemblée de croyants, il en est pas de même de la femme.
Certes, il lui est permis de le faire. Cependant, il est préférable pour elle qu’elle effectue ses obligations religieuses chez elle.
Le Prophète a dit à ce sujet: “Il n’est pas interdit aux femmes de se rendre à la mosquée mais leur chez soi est mieux pour elles”.
En se rendant à la Mosquée, l’orant doit le faire dans le calme et la sérénité. Autrement dit, la précipitation est détestable (makrûh) parce que dès qu’il quitte sa maison en direction d’un lieu du culte, il est déjà considéré comme étant dans un état de prière. Le Prophète, selon Abû Hurayra, a dit à ce sujet:
“Lorsque vous entendez l’appel répété de la prière (al-iqâma), marchez sereinement et dignement. Ne vous précipitez pas. Si vous n’arrivez pas à temps, priez toutefois avec l’assemblée et ensuite complétez votre prière (en comblant le retard)”.

2. La prière derrière un imâm
a. Allègement du temps de la prière: Il est louable que l’imâm allège la prière de manière à ne pas mettre dans la gêne des orants. A ce propos, le Prophète a dit, selon Abû Hurayra: “Si l’un de vous dirige la prière des gens, qu’il allège la prière car parmi eux il pourrait se trouver des faibles de constitution physique, des malades, des personnes âgées. Si chacun prie pour soi, qu’il mette alors le temps qu’il voudra”.
Il est bien entendu que par allégement, il ne convient pas de comprendre d’écourter l’office en l’amputant d’un de ses éléments. Ce fut ainsi que l’Envoyé de Dieu, voyant quelqu’un prier sans terminer sa prosternation, lui ordonna de refaire sa prière. Il a dit, en une autre circonstance: “Dieu ne regarde pas celui qui ne courbe pas son échine dorsale au moment de la inclination et de la prosternation”.
b. Prier lentement pour attendre les retardataires: Cependant, il est bon que l’imâm prolonge quelque peu la première rak‘a afin de permettre aux retardataires d’arriver à temps et de bénéficier de l’avantage procuré par la prière en groupe. Il est même recommandé de se maintenir plus longtemps incliné ou assis avant l’acte final s’il sent l’arrivée d’un orant.
Sur ce plan, Ahmad, Muslim, Ibn Mâja et an-Nisaï rapportent ce témoignage d’Abû Saïd: l’iqâma, étant en cours, il était possible à l’orant d’aller aux toilettes, de faire ses petites ablutions et de rejoindre l’assemblée, alors que l’Envoyé de Dieu n’avait pas encore achevé la première rak‘a parce qu’il en allongeait le temps.

3. L’obligation de suivre les actes de l’imâm:
C’est un devoir pour l’orant que de suivre les actes de l’imâm. Il est illicite de devancer ses mouvements. D’après Abû Hurayra, le Prophète a dit:

“L’imâm est fait pour diriger la prière. Ne faites pas le contraire de ce qu’il fait. S’il dit “Allâhu Akbar”, faites-en de même. S’il s’incline, inclinez-vous. Lorqu’il dit: “Dieu a entendu celui qui Le loue”. Dites à votre tour: “Mon Dieu, à Toi la louange”. Quand il se prosterne, prosternez-vous. S’il prie assis, priez également tous assis”.
Mettant en garde ceux qui s’en dispensent, l’Envoyé de Dieu a dit:” L’un de vous ne craint-il pas en relevant sa tête de la prosternation avant l’imâm, que Dieu transforme sa tête en celle d’un âne ou métamorphose son image et lui donne l’apparence d’un âne?”
Enfin, rappelons ce témoignage d’Anas qui rapporta cette parole du Prophète : Ô vous les gens ! je suis votre imâm. Ne me devancez ni dans la inclination et la prosternation, ni dans le redressement du corps et la position assise, ni même en quittant les lieux.

4. Ce que doit faire le retardataire:
Que l’orant, qui arrive en retard à la mosquée au moment où l’imâm a dit “Allâhu Akbar”, fasse à son tour le takbîr et commence sa prière. S’il le trouve en pleine prosternation, il se prosterne mais il ne doit pas considérer avoir effectué une rak‘a. “En venant à la prière alors que nous sommes prosternés, prosternez-vous mais ne comptez rien”, a dit le Prophète. Il n’en reste pas moins que le retardaire doit continuer la prière derrière l’imâm jusqu’au salut final.

Lorsqu’il se lève pour accomplir et compléter sa prière, il refait le takbîr. Par contre, s’il atteint la première inclination, il s’incline à son tour et suit l’imâm: la rak‘a lui est comptée comme telle. “Celui qui atteint la première rak‘a, a atteint toute la prière”.

5. Les raisons motivant l’absence à la mosquée:
Certaines circonstances peuvent empêcher l’orant de s’acquitter de la prière en groupe à la mosquée:
* La pluie, le froid, la canicule: Jâbir a dit que le Prophète r conseilla ceux qui le voulaient de prier chez eux les jours de fortes pluies. La même dispense est accordée lorsque le vent souffle violemment et aussi à ceux que les ténèbres de la nuit effraient. Tous les ‘uléma sont d’accord sur cette question.
* Quand le manger est déjà posé à table: le Prophète a dit: “ Si l’un d’entre vous est en train de manger, il n’a pas à se presser. Qu’il attende jusqu’à ce qu’il termine, quand bien même entend-il l’iqâma”.
* Quand l’orant a un fort besoin d’uriner ou de faire un pet et qu’il se retient pour avoir la possibilité d’aller prier à la mosquée. A ce sujet, Aïsha a dit que l’Envoyé de Dieu décourageait ceux qui s’abstenaient de se soulager. Il est préferable voir recommander de se soulager, puis de renouvler ses ablutions.

 

La fonction de l’imam

1. Les ayant-droits à l’imâmat:

La fonction d’imâm incombe à celui qui sait le mieux réciter par cœur le Coran. La préférence va à celui qui maîtrise la lecture du Livre et connaît en même temps la Sunna. Dans le cas où plusieurs personnes possèdent ces deux sciences, il appartient au plus âgé de diriger la prière. Telles sont les particularités indiquées par l’Envoyé de Dieu.
Il reste aussi cette condition: l’agrément des gens. Le Prophète a dit: “Il n’est licite, à un homme qui croit en Dieu et en la vie dernière, de diriger la prière des gens qu’avec le consentement de ces derniers”.
Il déclara en une autre circonstance que “La prière ne s’élèvera pas au dessus de leur tête ne serait-ce que d’un empan”, désignant par là ceux qui prient derrière une personne qu’ils n’aiment pas en raison de ses insuffisances doctrinales en matière de religion ou parce qu’il est connu pour son despotisme ou tout simplement pour son comportement injuste avec ses semblables.
* La prière peut être dirigée aussi bien par un enfant sensé et raisonnable que par un aveugle. ‘Amrû Ibn Salma a dirigé l’office de son peuple alors qu’il n’avait que six ou sept ans. Le Prophète, lors de son absence, désigna à deux reprises l’aveugle Umm Maktûm pour conduire la prière à Médine
* Il est admis que l’imâm, que sa purification soit faite avec de l’eau ou le tayammum, puisse prier debout au moment où les personnes dont il dirige la prière sont assises, et inversement. ‘Amrû Ibn al-‘äç a conduit la prière d’un groupe alors qu’il ne s’était purifié qu’avec le tayammum.
L’Envoyé de Dieu, étant malade, pria assis derrière Abû Bakr qui se tenait debout. Lui-même dirigea la prière assis alors que les croyants étaient derrière lui en position verticale. Ensuite, il leur fit signe de s’asseoir.
* Il est à noter que l’orant peut prier derrière un imâm et après refaire cette même prière en tant qu’imâm d’un autre groupe. Cette seconde prière est considérée pour lui comme surérogatoire.
Ce fut ainsi que Mihjân Ibn al-Adra’ se rendit à la mosquée alors qu’il s’était déjà acquitté de sa prière à la maison. L’Envoyé de Dieu l’invita à prier avec l’assemblée des gens et d’inscrire son acte dans le cadre des prières volontaires.
* La femme a la capacité de diriger la prière d’autres femmes. Aïsha a assumé cette tâche. Il en fut de même d’Umm Salma.
La femme peut également faire l’appel de la prière chez elle. Ce fut ainsi que le Prophète r autorisa Umm Waraqa d’effectuer l’adhân aux membres de sa famille et de conduire leurs prières légales.
A noter également que le professeur Mohammed Hamidullah à écrit dans son livre sur la vie du Prophète r que Umm Waraqah Bint Abdallah Ibn al-Hârith était désignée Imam de son quartier par le prophète r et qu’elle dirieait la prière même des hommes. (Le prophète de l’islam T. 1. P. 165. chap. : 316-317).

2. La position de l’imâm et des orants:
* Il est détestable que l’imâm se situe en un endroit surélevé par rapport aux orants. Ceci est confirmé par Abû Mas‘ûd al-Ançâri qui a dit que le Prophète r déconseilla à l’imâm de se placer sur quelque chose qui l’élève au-dessus de ceux qui se trouvent derrerière lui. C’est pourquoi, lorsque le premier nommé vit Huddhayfa diriger la prière, debout dans un espace surplombant les orants, il le tira violemment par sa chemise.
* Lorsque deux personnes prient ensemble, l’une doit se placer à droite de celle qui dirige la prière. Si elles sont trois, l’imâm se place devant et les deux autres derrière lui. C’est ainsi que Jâbir a dit:
“Le Prophète se leva pour prier. Je me suis placé à sa gauche. Il me prit par la main et il me fit placer à sa droite. Ensuite arriva Jâbir Ibn Sakhra qui se mit à gauche de l’Envoyé de Dieu. Celui-ci nous prit les mains et nous poussa jusqu’à ce que nous soyons derrière lui.”
* Si une femme assiste à la prière avec les hommes, elle ne s’aligne pas avec eux mais se tient légèrement à l’écart.
Si elle ne se conforme pas à cette règle, cette prière n’en reste pas moins valable, selon l’opinion de la majorité des théologiens.
Anas confirma ce point de vue en disant: “J’ai prié moi-même et Yatîm, à la maison, derrière le Prophète r. Ma mère Umm Salaym se plaça derrière nous”.
* L’imâm se tient devant de sorte qu’il se situe au milieu de ceux qui se trouvent derrière lui. Le Prophète a dit: “Placez l’imâm au centre et comblez les vides qui existeraient entre vous”.
* Lorsque des femmes et des enfants se mêlent à la prière des hommes: les seconds se placent devant les premières. Ensuite, s’il n’y a qu’un enfant, celui-ci s’aligne avec les adultes.
Les femmes, pour des raisons de décence, se placent derrière.
Le Prophète a dit: “Le bon alignement des hommes, c’est devant; et le plus mal, c’est de se retrouver derrière. Quant aux femmes, le bon alignement, c’est derrière; et le plus mauvais, c’est de se placer devant”.
* Il est recommandé à l’imâm d’ordonner aux orants de s’aligner convenablement et de combler les vides qu’ils aperçoivent devant eux avant d’entamer la prière.
Le Prophète avait pour habitude de dire avant de commencer l’office: “Serrez-vous les uns contre les autres (tarâçû) et alignez-vous convenablement (i‘tadilû)”. Il précisa : “Nivelez vos rangs car le nivellement complète la prière”.
Pour ce faire, l’Envoyé de Dieu donna cette explication, selon ce que rapporta Ibn ‘Umar: “Il n’y a pas de pas plus grand et de plus méritoire que celui que fait l’homme vers un intervalle et le comble”.
* Il est souhaitable, dans la mesure du possible, de se placer au premier rang et à l’aile droite, pour s’acquitter de la prière en groupe.
Constatant que certains de ses compagnons se plaçaient loin derrière lui au moment où il dirigeait la prière, le Prophète leur fit cette remarque :
“Avancez et priez derrière moi et que ceux qui sont derrière vous, vous prennent comme imâms. Aussi longtemps que les gens reculeront, Dieu les acculera au dernier rang”.
Aïsha a rapporté cette parole du Prophète : “Dieu et les anges prient sur les orants qui se situent à l’aide droite de l’asssemblée”.

 

Les mosquées

Toute la surface de la terre sert de lieu de prière. Quel que soit l’endroit où se trouve le Musulman, il peut s’acquitter de son obligation.
Interrogé par Abû Dharr, l’Envoyé de Dieu désigna la mosquée sacrée comme le lieu privilégié de la prière et ensuite la mosquée de Jérusalem (al-masjid l-aqçâ). Ensuite, il a dit: “Là où vous surprend l’heure de la prière, priez car toute la terre est une mosquée”.

1. Le mérite de se rendre à la mosquée:
De nombreux hadîths mettent en exergue les mérites obtenus par ceux qui prient dans les mosquées. En voici quelques exemples:

* Celui qui va à la mosquée et en revient, Dieu prépare son entrée au Paradis”.
*Lorsque vous voyez un homme s’habituer à aller à la mosquée, témoignez qu’il a la foi.
* Dieu a dit: “Remplissent les mosquées ceux qui croient en Dieu et en la vie dernière.
* Celui qui se purifie chez lui et ensuite se rend à l’une des Maisons de Dieu pour accomplir l’une des obligations prescrites par Dieu, celui-là, quant à ses pas, les uns effacent ses fautes et les autres l’élèvent d’un degré.

2. Les invocations en se rendant à la mosquée:
Il a été déjà signalé ce genre d’invocations dans le chapitre relatif à l’appel à la prière. Revenons sur le sujet pour en mentionner d’autres et apporter un complément d’information. Ainsi, en quittant la maison pour se diriger vers la mosquée, la Sunna recommande de faire des invocations. En voici deux d’entre elles :
Bismi Allâhi, tawakkaltu ‘alâl Llâhi. Allâhumma innî a‘adhu bika an adilla, aw udilla, aw azilla aw uzilla, aw azlima aw uzlima, aw ajhala aw yujhalu ‘alayya”.
“Au nom de Dieu ! j’ai une confiance absolue en Dieu. Ô mon Dieu ! je me réfugie auprès de Toi afin que je ne m’égare pas et que je n’égare personne, que je ne trébuche pas et tombe dans le péché ou que je pousse quelqu’un dans le péché, que je commette une injustice ou que je fasse commettre à d’autres des iniquités, que je sois au nombre des ignorants ou que je me laisse conduire dans l’ignorane”.
Allâhumma innî as’alu-ka bi haqqi s-sâ’ilîna ‘alayka wa bi haqqi mamshâya hadhâ, fa innî lam akhruj asharan wa lâ bataran wa lâ riyâ’an wa lâ sum‘atan, kharajtu ittiqâ’a sakhtika, wa btighâ’a mardâtika, as’aluka an tunqidhânî mina n-nâr, wa an taghfira lî dhunûbî, innahu lâ yaghfiru dh-dunûba illâ anta.
“Ô mon Dieu ! Je t’implore en faisant usage du droit de ceux qui T’invoquent et du droit de ceux qui effectuent cette marche (vers la mosquée): je ne sors (de ma maison) ni par effronterie, ni par impertinenece, ni par duplicité, ni par désir d’une réputation. Au contraire, j’en sors afin de me prémunir envers Ton courroux et par désir d’obtenir Ton agrément. Je t’implore afin que Tu me délivres du Feu et me pardonnes mes fautes car il n’y a personne en dehors de Toi qui pardonne les fautes”.

3. L’invocation à l’entrée et à la sortie de la mosquée:
La Sunna recommande à l’orant d’entrer à la mosquée, le pied droit en avant, et d’en sortir, le pied gauche en avant.

En entrant, il dit:
“Je cherche refuge auprès de Dieu le sublime, de Sa face généreuse et de Son pouvoir illimité contre Satan le lapidé. Au nom de Dieu ! ô mon Dieu ! prie sur Muhammad. Ô mon Dieu ! pardonne-moi mes fautes et ouvre-moi les portes de Ta miséricorde”.
A‘ûdhu bi Llâhi l-‘azîm wa bi wajhihi l-karîm wa sultâni-hi l-qadîm, mina sh-shaytâni r-rajîm, bismi Llâhi, allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin allâhumma aghfir lî dhunûbî waftah lî abwâba rahmati-ka.
En quittant la mosquée, il dit:
“Au Nom de Dieu ! Ô mon Dieu ! prie sur notre seigneur Muhammad. Ô mon Dieu ! pardone-moi mes fautes, ouvre-moi les portes de Ta grâce. Ô mon Dieu ! préserve-moi de Satan le lapidé”.
“A‘ûdhu bi Llâhi l-‘azîm; wa bi wajhihi l-karîm, wa soltânihi l-qadîm, mina sh-shaytâni r-rajîm. Bismi Llâhi, allâhumma çalli ‘alâ sayyidinâ Muhammad. Allâhumma aghfir lî dhunûbi waftah lî abwâba rahmatik”.

4. La prière de salutation à la mosquée:
Le Prophète a dit: “Si l’un de vous entre à la Mosquée, qu’il effectue deux rak‘a avant même de s’asseoir”.

Remarques générales

1. Les lieux de prière:

Il en résulte que la mosquée est un lieu de prière et de méditation. Il est alors interdit:
* De tranformer le lieu en un marché où les gens s’adonnent à des opérations commerciales. Le Prophète a dit : “Quant vous voyez quelqu’un vendre et acheter dans l’enceinte de la mosquée, dites lui: Dieu ne te fera en rien profiter de ton commerce”.
* D’élever la voix, y compris en récitant le Coran, car cela perturbe ceux qui s’acquittent de leurs prières. Toutefois une exception est faite en ce qui concerne les cours qui pourraient être enseignés. Le Prophète, s’apercevant que des orants priaient en élevant le ton, a dit : “L’orant s’adresse à son Seigneur et examine comment il s’adresse à Lui : que les uns n’élèvent pas la voix au-dessus de celle des autres en récitant le Coran”.
* De ne pas aborder des sujets frivoles. S’il est permis de discuter à voix basse de religion ou de questions licites relatives à la vie quotidienne, les éclats de rire sont inconvenants.
* De ne pas prier sur les tombes : Il existe des endroits où il est interdit de faire la prière. Il en est ainsi dans les cimetières. Le Prophète a dit: “Ne priez pas sur les tombes et ne vous asseyez pas dessus”.
Il est permis de dormir à la mosquée. Umâma, avant d’embrasser l’Islam, y dormait au temps du Prophète. Ceci fit dire à ash-Shâfi‘î: si l’associant a la possibilité de se reposer dans l’enceinte de la mosquée, il en est, à fortiori, de même pour le Musulman. Il précisa que le non-Musulman peut dormir dans n’importe quelle mosquée, exception faite du masjid al-harâm.
La prière dans les églises: Abû Mûsa al-Ash‘arî et le calife ‘Umar Ibn ‘Abd al-‘Azîz ont prié dans une église. Pourtant, les hanafites et les shâfi‘ites y voient dans ces prières des actes détestables.
Tous les ‘ulama s’accordent pour déclarer qu’il est du devoir du croyant d’accomplir la prière aussi bien pour celui qui en oublie le moment que pour celui qui est gagné par le sommeil.
Le Prophète a dit que ce n’est pas tant la dissipation du sommeil qui est en cause mais c’est le moment du réveil quand le Musulman néglige de s’acquiter de la prière qui aurait due être effectuée avant d’aller se mettre au lit. “Que celui, a-t-il dit, qui a oublié une prière ou qui s’est endormi avant de l’accomplir, qu’il la fasse quand il se souvient”.

2. La prière du malade : Si quelqu’un est malade et ne peut pas supporter d’être debout pour accomplir sa prière légale, il lui est permis de s’en acquitter assis. S’il ne peut pas adopter cette dernière position, il s’allonge sur le côté et, au moyen de signes de la tête ou des yeux; il marque l’inclinaison et la prosternation de manière que cette dernière soit plus basse que la première afin de les distinguer l’une de l’autre.
Le Prophète, ayant vu Jâbir prier sur un coussin, s’approcha de lui et jeta ce coussin en lui disant: “Prie à même le sol. Si tu ne le peux pas, marque ton inclinaison et ta prosternation par des signes en accentuant la seconde par rapport à la première”.
Aïsha a dit qu’elle a vu le Prophète prier assis et en croisant les pieds. Il est possible aussi de se tenir dans la même position lorsqu’on récite le tashahhud.

3. Accomplir en les réunissant deux moments de la prière: Il est permis à l’orant de regrouper la prière du dhuhr et du ‘açar, d’une part, la prière du maghrib et d’al-’ishâ d’autre part lorsque, par exemple, il se dispose à voyager et quand l’heure de la seconde prière mentionnée dans les deux cas s’annoncera, il ne serait pas encore arrivé au terme de son voyage.

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